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The Lost Films

USA 1995, 16mm, col, silent, 45:00 min

realized by:
Stan Brakhage

notes:
Also credited as 55 min.

available copies:
Light Cone:
available for rent
London Filmmakers Coop:
available for rent
Canyon Cinema Inc.:
available for rent

synopsis: Light Cone online catalog 2004
Dans l’esprit et dans l’aspect photographique, il s’agit de «travelogues» (carnets de voyage). Dans l’incapacité financière d’en tirer des copies, je les avais laissés dans un tiroir. Le premier a été réalisé en 1991, le deuxième, jusqu’au sixième en 92, le septième et le huitième en 93, et le neuvième en 92.

# 1. Un travelogue «nocturne» dans la ville de Londres comme illuminée par le vernis enlevé de la surface des toiles de Turner.

# 2. Un travelogue dans le nord de la Finlande baigné par le soleil de minuit.

# 3. Un travail peint à la main, un songe d’une nuit d’été, évoquant encore l’expérience de l’été précédent en Finlande.

# 4. Un boursouflement kaléidoscopique de tonalités pastel, dû au brouillard, triomphe de tous les résidus photographiques que l’on ne perçoit plus que dans l’angle inférieur droit de la représentation.

# 5. Une méditation alpestre principalement dans les montagnes bleues façonnées par des jaunes ternes et des violets passés d’un esprit informe.

# 6. Film peint à la main — des couleurs identiques à celles des films précédents, tamisées par les bancs de sable et les océans de souvenirs méditatifs.

# 7. Il s’agit de l’éternel processus par lequel on tente de se souvenir des images qui ouvrent la voix / être déplacé par l’irruption de ce que l’on découvre à chaque mouvement de l’œil (ou comme dans le cas du film, à chaque mouvement de caméra, mise au point et coupe du montage) l’écheveau de l’Atlantique, les particularités des lumières des nuits bostoniennes et les traces lumineuses d’un camion de poubelles dans un parking près du désert du Nouveau Mexique.

# 8. Un sombre chant photographique de la mer.

# 9. La couleur négative de la «vérité» — ce qui revient à dire qu’il s’agit de la «vérité» entière (autant que le film peint puisse prétendre y atteindre) et d’un contrepoids épiphanique afin qu’une telle «vérité» soit mise entre guillemets.

synopsis: Canyon Cinema online catalog 2004
They are travelogues in photographic fact and in the mind. Unable to afford printing them, I had stuck them in a drawer. The first was made in 1991, the second through sixth in 1992, seven and eight in '93, and the ninth in '92.

1) A travelogue "nocturne" on the city of London as illuminated by "glaze" finally off the surfaces of Turner's paintings.

2) A travelogue to the north of Finland shepherded by the midnight sun.

3) A hand-painted work, a "midsummer's night dream," still reflective of the experience of the previous summer in Finland.

4) A multiply pastel toned balloon of optical fog triumphing over the barest hints of photographic representation in the lower right hand corner.

5) A mountain meditation primarily in blue "mountains" of the mind shaped by amorphous dull yellows and faded violets.

6) A hand-painted film - some of the same colors of the previous films moving through the sandbars and oceans of thoughtful recollection.

7) This is the eternally ephemeral process of attempts to remember imagery "giving way"/being-displaced-by the contemporaneously practical sighting of what confronts any given viewer at every shift of open eyes (or, as in the film, at every shift of camera, optical focus and montage of edit) - the skeins of The Atlantic, the particularities of Boston night lights, and illuminated points West ending on a garbage truck in a parking lot by the deserts of New Mexico.

8) A dark "sea chante" of absolute photography.

9) The color negative of "truth" - that is to say it is the whole truth (insofar as hand-painted film might aspire to achieve it) and a counterbalance epiphany to any such "truth" as might be put in quotes.


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